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Camille Pissarro
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Les lettres de Camille Pissarro

Une correspondance abondante où se rencontrent la vie familiale, la peinture, les artistes de son temps et ses convictions.

3 lettres consultables

Pissarro à Monet : « Les temps sont tellement durs »

12.01.1885 · date incertaine

Pissarro à Monet : « Les temps sont tellement durs »

Camille Pissarro. Claude Monet

Éragny, par Gisors (Eure).

Camille Pissarro explique à Claude Monet qu’il a reçu tardivement son télégramme et qu’il ne peut se rendre à Paris, son fils Lucien devant lui-même s’y déplacer pour ses publications de gravures. Il confie surtout ses graves difficultés financières : les temps sont si durs qu’il doit limiter ses dépenses, renoncer aux repas partagés avec ses amis et vendre ses tableaux au hasard des occasions. Malgré cet embarras, Pissarro espère retrouver Monet comme autrefois lorsque sa situation se sera améliorée. Cette lettre donne un témoignage très direct de la précarité matérielle du peintre.

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Pissarro à Monet : entraide et difficultés entre impressionnistes

01.12.1884 · date incertaine

Pissarro à Monet : entraide et difficultés entre impressionnistes

Camille Pissarro Claude Monet

Pontoise

Camille Pissarro répond aux difficultés matérielles de Claude Monet et lui assure qu’il essaiera de l’aider malgré sa propre situation financière précaire. Il évoque le soutien reçu de Gustave Caillebotte et recommande à Monet de solliciter M. La Place, patron de la brasserie La Grande Pinte, pour réaliser une palette décorée. Il lui conseille également de transmettre cette possibilité à Alfred Sisley. La lettre témoigne de la solidarité concrète qui unissait les peintres impressionnistes face à l’incertitude des ventes.

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Pissarro à Monet : inquiétudes sur Durand-Ruel et le marché de l’art

12.06.1883

Pissarro à Monet : inquiétudes sur Durand-Ruel et le marché de l’art

Camille Pissarro Claude Monet

Osny, par Pontoise (S.-et-O.)

Dans cette lettre adressée à Claude Monet, Camille Pissarro s’excuse d’avoir tardé à répondre et confie son propre découragement face à l’avenir. Il évoque longuement la situation préoccupante de leurs affaires avec Durand-Ruel : difficultés d’argent, faibles ventes à Londres comme à Paris, exposition Sisley sans résultat, envoi de tableaux à Boston jugé peu utile, et projet d’exposition en Hollande. Pissarro critique aussi la manière dont leurs œuvres sont présentées au public, estimant qu’un art encore mal compris devrait être montré avec davantage de soin, de goût et de mystère. La lettre témoigne à la fois de la fragilité du marché impressionniste après le krach et de la lucidité de Pissarro sur les conditions de diffusion de leur peinture.

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